Indigo. La teinte du temps qui s’écoule.

La waide, un bleu né en Picardie

L'indigo n'est pas une couleur neutre pour la Picardie. Autour de Corbie, jusqu'à Amiens, la waide a longtemps teint les étoffes, les murs, les manuscrits. Un bleu végétal, tiré d'une plante modeste — l'Isatis tinctoria — par macération et fermentation. Une couleur lente, née du temps.

La waide a disparu des champs avec l'indigo des Indes, puis avec les colorants de synthèse. Il en reste des noms de lieux, quelques archives, quelques pigments dans les collections de musées. Pour moi, c'était une manière d'ancrer cette première saison dans un territoire — sans en faire une carte postale.

Couleur, matières, gestes : la saison en trois temps

La saison se lit en trois temps — couleur, matières, gestes. Les œuvres viennent d'abord, en petites séries : herbiers, cyanotypes, collages en mixed-media, traversés de ce bleu en nuances. La sélection artisanale s'ouvre en parallèle — quelques pièces choisies pendant l'hiver, chez des artisans dont le travail entrait en dialogue avec cette palette. Et les ateliers continuent, quatre samedis par mois, autour du végétal et du bleu.

Tout arrive progressivement. Pas de catalogue, pas de réassort. C'est volontaire.

Premières pièces en ligne, nouvelles œuvres en mai

Les premières pièces de la sélection sont déjà → en boutique. Le premier drop d'œuvres originales est prévu pour mai, annoncé d'abord aux abonnés du Carnet. Entre-temps, je continue à chercher dans l'atelier — à cueillir, à fixer, à corriger. Le bleu change à chaque tirage, et c'est aussi pour cela que je reste sur une seule couleur pendant plusieurs mois : pour la voir bouger.

Je tiendrai ce carnet ouvert au fil de la saison. Quelques lignes ici, de temps en temps, pour partager ce qui se passe — une couleur tenace, un végétal bien placé, une pièce qui arrive. Si vous voulez être prévenu·e des sorties et des mises en ligne avant tout le monde, vous pouvez vous inscrire au → Carnet de saison. Un email par mois, pas plus.

Bienvenue dans Indigo.

Jessica

PS — Les cinq pigments sont toujours sur la table. Je n'ai pas tranché.